Carole,
Voila aujourd'hui 15ans que je vis sans toi, que ma vie connait ses périodes de hauts et de bas...
J'espère qu'ils prennent soin de toi la haut, que tu es heureuse et fiere de nous. Ma soeur, tu me manques tellement, j'espere que tu t'aperçois de ce vide en moi que tu as laissé et que je ne peux combler.
Cet éternel sourire que je porte sur mes lèves c'est le tien !
Ne m'en veux pas de souvent lacher prise, de n'avoir plus aucun repères. Mais tu sais j'ai surement grandi trop vite... La vie m'a été apprise trop tot... Je ne te repoche rien, ni a papa et maman d'ailleurs... J'en veux juste à cette putin de vie qui m'a privé de ta présence, par sa faute je ne pourrais jamais connaitre la fierté d'avoir une soeur, ce sentiment incomparable, cette idée de fratrie que les autres m'exposent, je ne pourrais jamais dire "soeur" et avoir l'espoir d'un "petite soeur" en retour...
Comment aurait été la vie avec ta présence ? Différente, moins dure, faut pas etre magicien pour le savoir.
Mais tu n'es plus la, malgrès ça j'ai appris a grandir, a aimer, a sourire a travers toi... Mais malgrès tout, malgrès ton absence, malgrès le manque inconstestable d'une partie de moi, je tente du mieu que je peux d'etre quelqu'un de bien meme si ce n'est pas tous les jours facile. Mon seul but, ta fierté.
Ta disparition m'a forgé, elle a fondé mon caractere, ma possessivité excessive, ma jalousie incontrolable, mais aussi (et surtout) le trop plein de vie qui m'envahie... Pleine de vie tu l'étais, j'ai de qui tenir...
Je ne peux pas chasser tous les démons qui encombrent mon espace depuis ton départ. Toute absence est un déchirement, mais la tienne est bien plus que ça, c'est inexpliquable, incompréhensible...
Je ne suis pas si forte qu'on le croit, j'ai appris a faire avec, a faire en sorte d'intériorisé ma peine, mais je t'avoue qu'à cette période c'est dure...
Voila 15 ans que la vie m'a arraché a toi, un bon nombre de question reste sans réponse... Qui pourrait y répondre... Juste merci, car au fond je sais que de la haut tu veilles sur moi, je sens ta présence.
Comme on m'a souvent dit, ton sang coule dans mes veines, tu n'es jamais loin, je n'en doute pas...
Excuse la maladresse qui peut m'envahir quand je parle de toi... Excuse mes nombreuses larmes... Excuse mon silence face a papa et maman... Excuse moi...
Je ne peux t'oublier, j'ai pas mal de regret... que dirais-je a mes enfants plus tard pour parler de toi...
On ne peut réalisé ce que je rescent... meme moi je n'y arrive pas...
Comme une bouteille a la mer, je t'envoie ces quelques mots remplis d'amour sur les pages web,
Car peut etre d'ou tu es tu sauras que je ne cesse jamais de penser a toi...
Je t'aime ma soeur...
Pauline.